Artistes


Eve Ruggieri, directrice artistique


Eve Ruggieri

Issue d’une famille de musiciens professionnels, Eve Ruggieri obtient le premier prix de piano du Conservatoire de Nice. Son baccalauréat en philosophie en poche, elle ne quittera pour autant jamais l’univers de la musique. Découvreuse de talents, musicienne et mélomane, journaliste, productrice, animatrice de radio et de télévision, Eve Ruggieri s’illustre dès les années 70 sur TF1 avec l’émission très appréciée Le Regard des Femmes, où elle met en lumières des artistes comme Sonia Delaunay ou Gisèle Freund, qui ont débuté leur carrière grâce à elle.

La musique organise le quotidien de cette musicienne prodige maintes fois récompensée. A partir de la fin des années 80, elle anime sur France Inter l’émission Eve Raconte, qui dure dix ans, où elle narre les péripéties de personnalités telles que Maria Callas ou Greta Garbo. A l’issue de ce programme, elle devient directrice de programmation de France Inter. L’émission Musiques au Cœur naît avec elle sur Antenne 2.

Depuis 2008, elle anime chaque matin  à 9h sa chronique Eve Ruggieri raconte sur Radio Classique qui emmène les auditeurs en musique dans l’univers des personnages les plus illustres de notre histoire.

En 1990, dans le cadre du festival d’Aix en Provence elle introduit l’intégrale des Symphonies de Beethoven dirigées par Kurt Masur. La SACEM remet à Eve Ruggieri la médaille d’or de la meilleure communication musicale télévisée. La rédaction biographique ainsi que la critique occupent également une place capitale dans sa vie. En 1990, on lui confie la chronique musicale au Figaro Magazine et elle publie plusieurs ouvrages tels que Mozart, l’itinéraire sentimental chez Michel Lafon (1991) ou Beethoven, l’itinéraire sentimental (1996).

Gérante d’une production de festival d’opéras – festival de Lacoste avec Pierre Cardin, festival d’Antibes et festival des Journées lyriques de Chartres et d’Eure-et-Loir.

Franck Ferrand, animateur / historien


Né à Poitiers, le 12 octobre 1967 dans une famille de petits commerçants, Franck Ferrand a passé ses dix-huit premières années dans la capitale du Poitou. Après un cursus scolaire à l’Ecole Annexe de la Rue du Général Demarçay, au Collège Henri IV et au Lycée Victor-Hugo de Poitiers, il obtient son bac (série C) en juin 1985.

Entré à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris (Sciences-Po) dès la rentrée 1985, il en sortira diplômé en 1989, en attendant, deux ans plus tard, un DEA d’histoire et civilisations à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales (EHESS). A l’issue de son service militaire, Franck Ferrand accepte en 1993 – et jusqu’en 1995 – le poste de coresponsable de la section d’histoire orale, au Service Historique de l’Armée de l’Air (SHAA). Co-fondateur de la société de rédaction Cassiopée, devenue en 1996 Les Editions du Mémogramme. Il est, en 1994, lauréat du Prix Jacques Douce. En 1996 et 1997, il signe les textes de nombreux épisodes de la série d’émissions radiophoniques « Les Aventuriers du XXème siècle », présentée par Pierre Bellemare sur Radio Nostalgie.

De 1999 à 2003, Franck Ferrand se consacre essentiellement à l’écriture. C’est le début d’une série de publications chez divers éditeurs, « Le bal des ifs » en 2000, « L’ombre des Romanov » en 2010 ou encore « Versailles après les rois » en 2012.

De juin 2003 à septembre 2005, Franck Ferrand anime sur Europe 1 un rendez-vous quotidien, « Les histoires de l’Histoire », devenu hebdomadaire de septembre 2005 à septembre 2008. Il anime actuellement, toujours sur Europe 1, l’émission quotidienne « Au cœur de l’histoire », du lundi au vendredi de 14 h 00 à 15 h 00. Franck Ferrand fait ses débuts à la télévision comme rédacteur-en-chef du magazine « Un nom en héritage », sur France 3, en 2006, puis comme auteur d’un documentaire de 52 minutes pour France 5 : « Versailles retrouvé ».

À partir de septembre 2011, il anime sur France 3 l’émission « L’Ombre d’un doute », un mercredi sur deux en deuxième partie de soirée.

Commissaire général du Train-exposition Léonard de Vinci (mai-juin 2006), organisateur de la Semaine Pierre Corneille au Château du Champ de Bataille à la même époque, Franck Ferrand anime par ailleurs, en 2008, plusieurs tables rondes de l’UNESCO sur le Patrimoine mondial. Conférencier attitré du Club de l’Art – les Jeudis de Drouot depuis 2005, collaborateur régulier d’Historia, Historia spécial et de Point de Vue spécial Histoire. En décembre 2006, il a succédé à la princesse Marie-Pía de Savoie à la tête du Cercle Oscar Wilde (fondé en 1972). Membre associé de l’Académie de Versailles et Grand Prix Jean-des-Vignes-Rouges, Sociétaire des Amis de Versailles, il participe régulièrement à la vie de l’Etablissement public de Versailles.

Sabine Revault d’Allonnes, soprano


Sabine Revault d’Allonnes débute son parcours musical en étudiant le violon en France, notamment auprès d’ Alexis Galpérine, Suzanne Gessner, Amy Flammer, Hortense Cartier-Bresson et en Angleterre avec Norbert Brainin, premier violon du quatuor Amadeus. Elle obtient son DEM, ainsi qu’un premier Prix en musique de chambre au CNR de Boulogne Billancourt. Etudiante en Sorbonne, elle est titulaire d’une licence de musicologie.

Attirée très jeune par le chant, elle décide finalement de s’y consacrer et obtient un DEM au CNR d’Aubervilliers dans la classe de Daniel Delarue. Elle remporte successivement les premiers prix d’opéra, de mélodie française et d’opérette au Concours International de Chant de Marmande, en 2007 et en 2009.

Depuis sa rencontre avec le chef d’orchestre Jean-Yves Ossonce, elle chante régulièrement à Tours et y aborde de grands rôles du répertoire : en 2012, elle chante Gilda (Rigoletto), mis en scène par François de Carpentries, Ilia (Idomeneo, Mozart) mis en scène par Alain Garichot, en 2011, une pétillante Suzanne (Noces de Figaro) aux côtés d’Armando Noguera, mis en scène par Christian Gangneron ainsi qu’à Reims, en 2010, Giulietta (Capuletti e Montecchi), aux côtés de Karine Deshayes, Sœur Constance (Les Dialogues des Carmélites) et Marzelline (Fidelio), aux côtés de Mireille Delunsch et précédemment Zelmira (Armida, Haydn), la nymphe Echo (Ariadne auf Naxos), Vincenette (Mireille, Gounod) et La Première Dame (la Flûte Enchantée, Mozart)…

Elle se produit également dans bien d’autres lieux : Festival d’Aix en Provence (Orphée aux Enfers, Offenbach) sous la direction d’Alain Altinoglu, Violetta (La Traviata) au Festival lyrique de Marmande et au Pin Galant à Mérignac, Belinda (Didon et Enée), Pamina (La Flûte enchantée), Douce (Douce et Barbe-Bleue, Aboulker), Frasquita (Carmen). Elle chante Gabrielle (la Vie Parisienne) au Festival d’Aix-les-Bains, Hélène de Solanges (Véronique) au Pin Galant à Mérignac, Missia Palmieri (la Veuve Joyeuse) au Grand Théâtre de Limoges…

Outre le répertoire éclectique abordé sur scène, elle se produit régulièrement en soliste en oratorio dans des œuvres de Bach, Mozart, Haydn, Pergolèse… et participe à l’enregistrement, en première mondiale, des Saintes Maries de la Mer, oeuvre du compositeur oublié Emile Paladilhe. En 2009 elle participe à l’enregistrement du Cœur du Moulin de Déodat de Séverac sous la direction de Jean-Yves Ossonce pour Timpani.

En 2012, elle enregistre son premier disque, salué par la critique, consacré aux mélodies de Jules Massenet avec Samuel Jean, pour le label Timpani. Elle explore aussi en récital le répertoire de la mélodie et du lied avec des pianistes tels que Romain David, François Dumont, Samuel Jean et François Kerdoncuff. Elle crée, également en 2012, Essenti’Elles, un ensemble vocal féminin, qui a la particularité de chanter sans chef et dont elle assure la direction musicale.

Jean-François Marras, ténor


Jean-François Marras fait partie des nouveaux talents du chant lyrique. Ce ténor d’origine corse porte la force sensible et l’émotion des plus grandes voix de l’opéra.

Il débute dès l’âge de quatorze ans, en interprétant les chants traditionnels corses, et à l’âge de seize ans, il se tourne vers le chant lyrique et commence à étudier avec le baryton Jean-Paul Grisoni.

Sa carrière prend un tournant en 2008, lorsqu’il intègre le Conservatoire du 12e Arrondissement de Paris, dans la classe de Didier Henry en chant et de Carole Bergen en art dramatique. C’est durant ces premières années d’études, que Jean-François Marras interprète, au Conservatoire mais aussi sur des scènes extérieures, les rôles de Bénédict dans Béatrice et Bénédict, Nadir dans les Pêcheurs de perles, le Chevalier de la Force dans les Dialogues des Carmélites… Face au succès de ses interprétations, en 2013, il est reçu dans la prestigieuse classe de Chantal Mathias au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP). Il chante alors dans des registres techniques exigeants, réservés aux grands interprètes, avec le rôle-titre des Contes d’Hoffmann ou celui d’Alfredo de La Traviata.

Depuis octobre 2014, il poursuit sa licence en chant lyrique, dans la classe d’Isabelle Guillaud. Après trois ans au CNSMDP, il entre dans la très élitiste résidence  de l’Académie de l’Opéra National de Paris en septembre 2016.

C’est ce « jeune talent » prometteur du chant lyrique qu’Eve Ruggieri a choisi de vous faire découvrir dans la Traviata en interprétant le rôle d’Alfredo.

Anna Hetmanova, pianiste


Anna Hetmanova est née à Minsk en Biélorussie. A l’âge de 5 ans elle commence ses études de piano au Lycée Musical de Minsk, ensuite à l’Académie Supérieure de Musique de Biélorussie qu’elle achève avec un diplôme d’excellence de piano en solo, de pédagogie, de musique de chambre et d’accompagnement.

Grâce à cette diversité d’aptitudes musicales, leur duo avec A. Pozdniakova obtient une bourse de l’UNESCO pour les jeunes artistes afin de suivre un stage en France avec Victor Eresko.

Anna a obtenu de nombreux prix aux concours faisant partie des plus prestigieux d’Europe : Concours International de F.Schubert en Tchécoslovaquie, Concours International de Musique de Chambre à Caltanissetta en Italie, Concours International de San Sebastian en Espagne, Tournoi International de Musique dans la catégorie « Duo de pianos » en France, Concours de piano de Brest.

Parallèlement à ses activités de soliste, Anna Hetmanova travaille en collaboration avec des artistes de renommée internationale. Parmi ses partenaires de musique de chambre privilégiés figurent les chanteurs Norah Amsellem (soprano), Philippe Do (ténor), Fabrice di Falco (contre – ténor), Christian Helmer (baryton), Marie Kalinine, Blandine Staskiewicz (mezzo-soprano).

Depuis 2015 Anna Hetmanova a rejoint l’ensemble vocal féminin Calypso avec lequel en 2016 elle a enregistré le disque intitulé « Aux Etoiles! »

Son vaste répertoire lui permet de donner des récitals aussi bien en solo et en duo, qu’avec orchestre. Elle se produit dans les meilleures salles tant en France qu’à l’étranger: la Cité de la Musique, l’Opéra Royal de Versailles, Opéra de Metz, Théâtre Mogador et Musée Jacquemart-André à Paris , Abbaye de Royaumont, Palais des Fêtes à Strasbourg, Philharmonie d’Etat de Biélorussie, Théâtre municipal de Colmar et bien d’autres.

Anna a joué aux Festivals Radio Classique à Saint -Malo, Liszt en Provence et « Jeunes talents  » à Villers sur Mer, pour ne citer que quelques exemples.

Elle est régulièrement invitée comme Présidente de jury du Concours Européen de piano à quatre mains en Alsace.